Classe moyenne
Antony Cordier, Frankreich, 2025o
Mehdi hat geplant, einen ruhigen Sommer in der prächtigen Villa seiner Schwiegereltern zu verbringen. Doch gleich nach seiner Ankunft bricht ein Konflikt zwischen der Familie seiner Verlobten und dem Wächterpaar der Villa aus. Da Mehdi aus einfachen Verhältnissen stammt, glaubt er, die Verhandlungen zwischen den beiden Parteien führen und alle zur Vernunft bringen zu können. Dennoch spitzt sich alles zu.
Un avocat d’affaire ne peut supporter les problèmes d’écoulement du lavabo dans la cuisine de sa maison de vacances. C’est donc avec empressement qu’il rend visite au couple de gardien·nes de sa luxurieuse résidence secondaire. Qu’importe si ces dernier·ères sont en train de célébrer l’anniversaire de leur fille: le problème doit être réglé sur-le-champ. Au terme de la réparation des conduits, le manutentionnaire est aspergé par les excréments de ses employeurs. Avec cette métaphore dénuée de toute ambiguïté, Antony Cordier donne le ton de sa comédie sur les rapports de classe. La thématique ne lui est pas étrangère: son premier long-métrage était un documentaire consacré à sa famille ouvrière. Si le cinéaste a depuis exploré d’autres sujets, Classe moyenne marque un retour à ce thème charnière, traité sur le mode de la farce. Le développement de l’intrigue repose sur le principe de l’escalade: les tensions esquissées au début du film atteignent un point de non-retour lorsque notre homme débarque chez ses patron·nes avec quelques verres dans le nez pour leur dire leurs quatre vérités. L’avocat d’affaire et sa femme y voient l’occasion de résilier le contrat avec le couple de gardien·nes, qui se livrent dès lors à une redoutable opération de chantage: en l’échange d’une somme à six chiffres, il quitteront leur fonction sans dénoncer leurs conditions de travail illégales. Le petit ami de la fille du couple de nantis, brillant étudiant en droit issu d’un milieu modeste, tente d'orchestrer les négociations, tandis que la violence va crescendo dans chaque camp. La brochette de têtes d’affiches réunies (Laurent Lafitte, Élodie Bouchez, Laure Calamy et Ramzy Bedia) prend un plaisir visible à ce jeu de massacre. Au premier rang, le public savoure le spectacle, prêt à poursuivre toujours plus haut cette escalade des instincts les plus bas.
Emilien Gür
